03 novembre 2009
«Un mur à Berlin»…
J'avais vu, ébahi, le film de Patrick Rotman il y a un peu plus de deux semaines sur la TSR. Quelques jours plus tard, j'avais bondi sur lesdocs.ch pour le visionner pendant qu'il était encore temps… Je viens de le revoir à nouveau sur France2. En larmes…
14 octobre 2009
Un éventail d'émotions
Un week-end à Zermatt, ça laisse des traces (et je ne parle pas seulement des courbatures…).
Vous voulez du sauvage ?
Allez, encore un petit effort…
… et le voilà enfin, jouant avec la brume !
A part ça, aujourd'hui, ça faisait 6 ans qu'il a disparu. A l'époque, on en avait vachement moins parlé que pour un certain M. J.… Du coup, je vous le remets (je crois que je le fais chaque année…)
05 octobre 2009
Prime vieillesse
Au début, c'est très discret. Si discret qu'on ne sait même pas que c'est là. Un début qui se noie dans le quotidien. Un début qui peut durer très longtemps, finalement…
Un jour ça se réveille, juste un peu. On le sent, là, qui nous effleure, par moments, sans qu'on y prenne vraiment garde.
Quelques temps et, un matin, ou un soir, on s'aperçoit que c'est assez présent, et on se demande depuis quand c'est là, ça se met à nous gêner, c'est pas que ça nous inquiète mais on s'informe, on tente quelques soins…
Puis, la douleur est là, réelle, insistante, et on s'engouffre dans la pharmacopée.
Ça s'appelle être rattrapé par l'âge de ses artères…
21 septembre 2009
Les mots qui font du bien…
Par le plus grand des hasards, je tombe sur cette citation de Kundera (mais d'où ?), qui va me permettre de bien dormir cette nuit:
"Il faut
une grande maturité pour comprendre que l'opinion que nous défendons
n'est que notre hypothèse préférée, nécessairement imparfaite,
probablement transitoire, que seuls les très bornés peuvent faire
passer pour une certitude ou une vérité."
04 septembre 2009
Brève éternité
Plonger dans un abîme de coussins et prolonger la nuit jusqu'à l'indigestion.
Pouvoir rire de tout, dans ces aubes sèches et sans musique.
Et se taire, peut-être.
12 août 2009
Un peu de hauteur !
Parfois, une balade vous en met plein les pieds, mais aussi plein les yeux !
On me dit que des gens vivent dans des pays plats ?!?…
02 août 2009
Eclat matinal
Douce et fraîche torpeur, alors qu'au dehors une légère pluie pousse à l'inactivité en ce lendemain d'une Fête Nationale étouffante de chaleur, allumant ses feux nocturnes à travers campagnes et collines…
Je somnole dans un bain mousseux à souhait, j'écoute d'une oreille un des podcasts de la série que les radios francophones publiques consacrent cet été à Claude Nougaro. Et soudain j'entends ça:
«(…) Je crois que ce qui compte avant tout, même peut-être plus que l'histoire… je ne lis pas pour qu'on me raconte une histoire. Je lis pour être pris en main par la vision d'un artiste. C'est-à-dire que c'est le style qui me… C'est l'écriture, c'est le style, la façon de formuler et de faire vivre (…)»
Voilà, moi pareil. C'est exactement ça !
18 juillet 2009
Un moral d'enfer…
Le monde dans lequel je vis me séduit de moins en moins. Mais c'est mon monde.
Un monde où les grands de la planète, invités par un clown pathétique dirigeant aux destinées de son pays, vont deviser autour d'une coupe de champagne sur quelques quota de pollution, près des ruines encombrant encore les rues poussiéreuses de L'Aqui*la… Un monde élevant au rang de divinité une star de la pop détruite par trop de médicaments et de rêves peut-être inavouables…
Je ne crois pas à l'amélioration de ce monde. Y vivre le mieux possible, c'est faire le choix de résister. Chacun à son niveau. Moi, je suis un résistant en sofa et en pantoufles, je n'en retire aucune gloire. D'autres prennent largement plus de risques. Nata*lia Estemi*rova par exemple, kidnappée en Tché*tchénie, et retrouvée criblée de balles en Ingou*chie. Tout comme fut exécuté Stan*islas Mar*kelov quelques mois plus tôt. Et An*na Polit*kovs*kaïa encore avant eux.
C'est le moment de partir en vacances…
24 juin 2009
Quatrain II
Ce regard pétrifié vers un rêve en partance
Un peu de sang discret, ruisselant sur l'asphalte
Et les plaintes soudain que la colère exalte.
Elle aura si peu vu les confins de l'enfance…
19 juin 2009
Musique solaire
Il est assis au fond de la chambre, près d'une fenêtre dont les petits carreaux distillent sur le tapis élimé un peu de ce pâle soleil d'arrière été. Sur un guéridon, un bouquet de dahlias jette une tache violacée sur les sombres et lourdes tentures. Il écrit. Ou plutôt, il griffonne avec lenteur et application, parfois avec un peu plus de fébrilité, il fait courir de sa plume d'oie les notes qu'il ordonne sur la portée. De temps à autre, il saisit son alto et vérifie le rythme et la cadence des pizzicati dont il cherche à accompagner la ligne mélodique du violon, d'une vacillante douceur…
Il ne sait pas qu'il écrit une des œuvres les plus émouvantes de la musique. Ni qu'il mourra dans quelques semaines. Ou peut-être le sait-il…
(Schubert, Quintette à cordes en do majeur, D. 956, plus particulièrement l'adagio du deuxième mouvement. Je l'écoute pratiquement en boucle depuis une éternité…)





