30 mars 2008
Bousculade
Je viens de voir, sur la TSR, le film de Patrick Rotman, «68».
Et j'en suis totalement remué…
Revoir, revivre, ré-entendre, ressentir tous ces moments, ces événements entre fin 1967 et début 1969 me fait réaliser à quel point ils ont insufflé dans ma jeune vie d'adulte ce voile de désespérance que j'ai au fond de moi et qui ne me quittera pas…
23 mars 2008
La vie d'un arbre, pendant un an…
… c'est que j'inaugure aujourd'hui, avec ce blog photos, et ce sera cet arbre, à voir chaque semaine, pendant un an.
22 mars 2008
Un an de plus…
… ça commence à faire beaucoup, je trouve. J'en suis au stade où on se met plutôt à se dire "une de moins" !
21 mars 2008
Fascination
Alors que la bourrasque et la neige détrempée nous rappellent qu'on a beau être à Pâques mais qu'il faudra attendre un moment pour voir le printemps, il y a quelque chose d'inquiétant et de totalement hypnotisant à regarder s'«affoler» les compteurs de la population mondiale, des morts et des naissances, de la déforestation, de l'augmentation des émissions de CO2, etc., sur le site de World Clock !
(Il s'agit là d'estimations, bien sûr, mais qui s'appuient sur les chiffres officiels des diverses institutions des Nations Unies).
Vaudrait mieux aller rouler les œufs, finalement, si la météo était d'accord…
18 mars 2008
Ecriture jubilatoire
J'avoue avoir pris un plaisir tout particulier lors de ma dernière contribution à Paroles plurielles. L'idée m'en a sauté à l'esprit un matin au réveil, j'avais un peu de temps devant moi, aussi m'y suis-je mis dare-dare, et à la mi-journée, c'était en boîte !
La consigne en était la suivante: s'inspirer de la photo ci-contre (photo de Narb), et terminer son texte par "C'est comme ça qu'on perd un procès". Coumarine voulait nous faire souffrir, nous disait-elle, avec cette consigne… Eh bien moi je ne crois pas avoir souffert, au contraire. Voici ce que ça a donné:
Acte II, scène 5
ORONTE
s'adressant à ses valets, au loin
Pour quelques jours encore ma femme est en voyage
Veillez à assurer les bons soins du ménage.
Quant à moi je m'éloigne et serai de retour
Dans une petite heure, avant la fin du jour.
entrant
Mais comment… vous ici ? Et dans quelle tenue ?
Vous entrez en secret, et presque à demi nue,
Cependant que j'instruis les gens de ma maison
Je vous trouve en guêpière au milieu du salon ?
Ne vous ai-je point…
ELISE
Oui, vous m'aviez avertie !
Or chez moi je suis seule, et dors sans compagnie,
Je me languis de vous, mais vous m'abandonnez,
Où donc est cet amour que vous me promettez ?
Votre épouse est absente, et vous avez l'aubaine
De vous hâter chez moi, de me prendre sans peine…
ORONTE
J'allais venir à vous…
ELISE
Baisez-moi !
ORONTE
Taisez-vous !
On pourrait vous entendre, et craignez mon courroux.
J'avoue sans détour les ardeurs de ma flamme
Mais j'attends le moment pour parler à ma femme.
Rentrez par le jardin, évitez qu'on vous voie
Je passerai plus tard me fondre en votre émoi.
ELISE
Je vous attendrai donc. Puis-je être rassurée ?
De grâce, vous viendrez ?
ORONTE
Oui, à la nuit tombée.
Mais ici évitez de tels débordements,
Recouvrez-vous, ma mie, de tous vos vêtements,
Oubliez vos froufrous, cachez vos fanfreluches,
Bannissons tout signal qui serait une embûche.
Je veux que du divorce on fête le succès.
Sachez que c'est ainsi que l'on perd un procès.
11 mars 2008
Overdose
Je sens que ça va être l'overdose… On célèbre aujourd'hui les trente ans de la mort de Claude François, et on va en faire des tonnes, jusqu'à la nausée, vous allez voir.
L'automne prochain, ça fera cinq ans que le crabe aura eu raison de François Béranger. Il n'y aura alors pas grand monde pour le relever… Tiens, écoutez ça, ça me fait chialer à chaque fois.
07 mars 2008
Un matin de mars
Il y a des endroits plus moches pour aller bosser, non ?!?…
