27 avril 2009
Juste récompense
Nuit des Molières, 23e du nom.
Je me remémore les premières éditions: classe, élégance, une certaine humilité… Bon, on en est loin, maintenant.
Un immense plaisir toutefois, vraiment immense (au point que j'en ai versé quelques larmes): les deux "Molière" obtenus par Zabou Breitman, avec «Des gens» ! Ce spectacle, je l'ai vu deux fois coup sur coup à sa création à Vidy-Lausanne. L'occasion m'aurait été donnée de le voir une troisième que je l'aurais fait… Quelle magnifique adaptation, quelle superbe interprétation !
C'est drôle, quand même: personne, apparemment, ne voulait de son projet dans le microcosme parisien, et c'est René Gonzalez, directeur du théâtre Vidy-Lausanne, qui lui a offert de le monter au bord du Léman (Zabou n'a surtout pas manqué de le remercier, et c'est bien). On peut supposer que la venue de Dominique Besnehard lors d'une supplémentaire n'est pas étrangère au fait que, finalement, Paris lui ait enfin fait un triomphe…
24 avril 2009
Mort d'Haller, merde alors…
Il avait cotoyé les plus grands… Marlène Dietrich, Michel Simon, Brel, Barbara…Il disait de lui qu'il était un "mélancomique". En 1970, il avait créé ce spectacle hallucinant intitulé «Et alors…» (extrait).
Tristesse… Mon "panthéon" se rétrécit inexorablement. Et rien ni personne n'est vraiment remplacé, par les temps qui courent…
11 avril 2009
J'ai envie de plonger dans le temps…
… une façon de quitter furtivement la fureur du monde, et de me bercer de lenteur, peut-être… De mes grands-parents, je n'ai connu que ma grand-mère maternelle. J'avais un an à peine quand ma grand-mère paternelle est décédée, et je n'ai bien évidemment gardé aucun souvenir des genoux sur lesquels elle m'a certainement fait sauter. Quelques photos, seulement, pour apprécier comme cette femme devait être douce et aimante. Quant à mes deux grands-pères, ils sont morts brusquement, et très tôt, trop jeunes. Mon père a perdu le sien alors qu'il n'avait que quatre ans, emporté par la tuberculose en 1919. Ma mère avait cinq ans lorsqu'elle apprit brusquement, au matin glacial et lumineux du 14 décembre 1922, le décès accidentel de son père, occupé en forêt à la coupe de bois…
Depuis longtemps, je souhaiterais raconter, en la romançant, l'histoire de cet homme, mon grand-père, tué par un arbre, laissant désoeuvrées une femme belle, une fille curieuse, et une autre enfant à naître cinq mois après sa disparition…
01 avril 2009
"Elle va durer, la crise, encore ?…"
… c'est une des dernières questions, pleine de bon sens, de nuances, et ouvrant sur des perspectives de réflexion inespérées que le coupeur de parole Jean-Pierre *Elkabbach* a posé au petit Napoléon VIII ce matin sur Europe I.
J'en étais pantois…