10 octobre 2008
Et si on quittait la fureur du monde…
Et si on quittait un instant la fureur du monde, en écoutant derrière de simples silences une musique qui nous parviendrait un peu par surprise, comme par un lourd après-midi d'été, dans un parc plein d'arbres et d'arbustes mal entretenus, au travers de la fenêtre entrouverte d'une grande maison Second Empire, lézardée, aux persiennes fermées et à la peinture écaillée, jouée sur un imposant piano noir aux bougeoirs de laiton transpirants de vieille cire, jaunie et poussiéreuse, par une étrange jeune femme pâle dans une robe blanche, alors que dans la mollesse du fauteuil tout proche, plein de coussins, dort une grosse chatte grise…