29 septembre 2010

Il y a…

Il y a cette terre à ses souliers.Il y a ces pâles sourires accrochés à ses lèvres.Il y a ces lumières tièdes aux aubes naissantes.Il y a la marche de ces femmes bleues agrippées à ses paupières.Il y a ces nuits fragiles, en jachère et sans fantômes.Il y a ce cri qui ne vient pas, avalé dans le silence.
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16 juillet 2010

Sonnet sans titre (pour l'instant…)

Avant que de m'enfuir en Avignon pour quelques jours, au soleil, au théâtre, ce petit sonnet pondu dans la chaleur et le silence… A vous "revoir" bientôt. Ce souffle qui parfois nous hante et nous inonde Quand je glisse sans heurts ma lèvre à ton autelEt que j'ose le siège avant ta citadelle…C'est me perdre souvent en eau claire et profonde. Serai-je convaincant, priant dans ta rotonde,Jetant mes rêves à l'eau jusqu'à ton archipel ?Je recherche à l'aveugle où est la passerelleM'offrant tous les plaisirs dont ton cri me... [Lire la suite]
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29 janvier 2010

Une dominicale solitude

La table est longue, joliment décorée. Ils se sont tous installés dans un joyeux brouhaha de retrouvailles et d'embrassades. Ils lui ont ôté son manteau, du regard elle a demandé où s'asseoir. Ils l'ont placée au centre de l'assemblée, elle l'aïeule, entourée des trois générations qui la suivent. Divers cadeaux qui lui seront offerts au café sont déposés sur les appuis de fenêtres. Les enfants courent entre les chaises, quelques coups d'oeil d'un oncle ou d'une tante les incitent à plus de modération. Le patron apporte le vin,les... [Lire la suite]
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24 juin 2009

Quatrain II

Ce regard pétrifié vers un rêve en partanceUn peu de sang discret, ruisselant sur l'asphalteEt les plaintes soudain que la colère exalte.Elle aura si peu vu les confins de l'enfance…
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18 mai 2009

Plus de sang

Là-bas, des hommes marchent. Dans le silence ou le fracas. Des enfants courent à leurs côtés, heurtant parfois les pierres de leurs chevilles. Les hommes regardent les enfants de leurs yeux clairs, les enfants rient. Ils avancent vers le soleil. Plus loin, des femmes les attendent, ces dames bleues qui dansent dans la lumière. Il n'y aura plus de sang, nous dit-on. Peut-être.
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05 mai 2009

Quatrain

Je vois parfois, sans rire, aux aubes inversées,Dans des recoins parfaits, gonflés de fausses fleurs,La foule agglutinée, avide de bonheurs,Ramper ingénument et sourire à la fée.
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21 octobre 2008

Un gouffre, peut-être…

Mais où étions-nous donc en cette nuit sans ventA parler de musique et à nous regarderParfois bien au-delà de nos propres silences ? Vous brûliez mes soupçons je devinais vos chants,Les rires s'ingéniaient à se multiplier,Peut-être pour ne pas dévoiler notre errance. Mais vous riez, Madame, en d'antiques demeures,Et vous avez raison, ces vers sont démodésComme un temple baroque envahi de couleurs…D'ailleurs dites-le moi, ont-ils bien douze pieds ?
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18 mars 2008

Ecriture jubilatoire

J'avoue avoir pris un plaisir tout particulier lors de ma dernière contribution à Paroles plurielles. L'idée m'en a sauté à l'esprit un matin au réveil, j'avais un peu de temps devant moi, aussi m'y suis-je mis dare-dare, et à la mi-journée, c'était en boîte ! La consigne en était la suivante: s'inspirer de la photo ci-contre (photo de Narb), et terminer son texte par "C'est comme ça qu'on perd un procès". Coumarine voulait nous faire souffrir, nous disait-elle, avec cette consigne… Eh bien moi je ne crois pas avoir... [Lire la suite]
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23 février 2008

Hurlement

Il n'en a parlé à personne. Il a soigneusement rangé ses affaires, comme au bureau, quand il aligne ses crayons bien taillés, dans l'ordre décroissant de leur grandeur. Il a mis ses vêtements repassés de frais dans son placard, il a choisi une cravate rouge, à pois colorés, il a fini de se vêtir, et il est sorti. Il a traversé le parc comme s'il se rendait à l'église. Lentement. Il a regardé la lune, et les nuages qui par moments couraient devant elle, il a écouté le léger bruissement du vent dans les feuilles, il s'est arrêté un... [Lire la suite]
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